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La
plongée.
Ici point de grosse bestiole ni de corail éclatant
dans une eau tropicale. Le principal attrait de la plongée est
donnée par l’ambiance fantasmagorique et dramatique que dégagent
ces géants des mers couchés sur le fond pour leur dernier
sommeil. Les couleurs sont donnés par les alcyonaires « Dead
man’s fingers » (Alcyonium digitatum) les anémones
(Corynactis viridis) et des échinodermes.
La température de l’eau varie entre 1°C et 8°C à
la fin de l’été et la visibilité oscille entre
15 et 30m. La période hivernale étant propice à une
meilleure visibilité et il n’y a pratiquement ni courant
ni houle. Plonger à Narvik implique une bonne pratique des costumes
étanches.

Wilhelm Heidkamp (Z21)
Pouvez-vous imaginer voir
sur une seule plongée trois destroyers ! A Narvik c’est possible.
Les Destroyers Anton Schmitt, Diether von Roeder et Wilhelm Heidkamp reposent
côte à côte à une profondeur de 12 à
24m. Pour des plongeurs bien entraînés consommant peu il
est possible de survoler les trois épaves en une plongée.
La bouée est attachée à la passerelle du Wilhelm
Heidkamp qui, droit sur sa quille, occupe la position centrale. A tribord
se trouve l’ Anton Schmitt couché sur son flanc. En dehors
de la poupe cette épave est quasi intacte. A une distance de trente
mètres du bâbord du Wilhelm Heidkamp se trouve le Diether
von Roeder dont seule la partie centrale subsiste.
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Un champs d'épaves au-delà du cercle polaire arctique !
Il
existe des centaines de spots en Norvège, il y a les orques des
Lofoten mais pour les amateurs d’épaves une seule direction
remonter le fjord en direction de Narvik. C’est aux abords de ce
port stratégique que pour la première fois de la seconde
guerre mondiale la Royal Navy et la Kriegsmarine vont s’affronter
dans un combat sans merci pour bloquer la route du fer. Ce qui caractérise
Narvik c’est d'avoir a la fois les pieds dans l’eau de l’Atlantique
et la tête dans les nuages qui culminent au-dessus des glaciers.
On peut donc partager les plaisirs de la mer et du ski dans des paysages
grandioses en profitant d’un climat relativement doux pour la latitude.
La
route du fer.
Situé à 345 kilomètres
au nord du cercle polaire, Narvik petite ville de 20.000 âmes doit
son existence à la ligne de chemin de fer vers la Suède
et à son port particulièrement bien abrité au fond
du fjord. Réchauffé par le Gulf Stream il n’est jamais
pris dans les glaces contrairement aux ports de la Baltique. Point stratégique
de la « route du fer » qui alimentait le complexe industriel
nazi en minerai de fer suédois il fut l’objet de nombreuses
attaques maritimes et terrestres. Le 9 avril 1940 malgré des lourdes
pertes la Wehrmacht prend les principaux ports de Norvège afin
de sécuriser l’approvisionnement en fer du 3e Reich. Les
Alliés tenteront vainement de couper cette route malgré
leur courte victoire à Narvik. La route du fer ne fut coupé
qu’une dizaine jours, le temps du discours de Paul Reynaud.
Les
batailles navales de Narvik
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Le 10 avril 1940 dans
le but de couper la route du fer aux forces de l’axe, la Royal
Navy lance un raid sur le port de Narvik. Les forces engagées
du côté britannique ayant étés sous estimées,
ce raid n’a pas le succès escompté. Le résultat
est minime seul deux destroyers Allemands sont coulés le
Wilhelm Heidkamp et l’ Anton Schmidt tandis que le Diether
von Roeder est endommagé.La Royal Navy perd dans l’aventure
le destroyer Hunter ainsi que le navire de commandement : le HMS
Hardy. Ne voulant pas rester sur cet échec ils lancèrent
un second raid le 13 avril avec des forces nettement plus imposantes.
Forces comprenant en plus des neuf destroyers le HMS Warspite un
« battle ship » fortement armé. |
Ses canons de 375mm firent
des ravages dans la flotte allemande. Il coula à lui seul huit
navires ennemis et réduisit au silence les batteries côtières.
La Kriegsmarine handicapée par un manque de munitions perd dix
destroyers de la classe 1934 et 1936 qui disparurent à tout jamais
dans les eaux glacées du fjord.
Une
épave impressionnante…
Herman
Kunne
Le 13 avril l’Herman
Kunne escorte l’Erich Kollner très endommagé qui va
servir de batterie flottante. Celui-ci est presque immédiatement
pulvérisé par l’HMS Warspite et l’Herman Kunne
est très endommagé. Dissimulé derrière un
écran de fumée et malgré des avaries très
importantes il parvient à rejoindre le Herjangs fjord. Pour sauver
son équipage le capitaine a du échouer son navire qui a
coulé lentement. La poupe très endommagée se trouve
dans cinq mètres d’eau et la poupe intacte à moins
quarante.
Quelques autres épaves qui valent le détour…
Des cargos ont été torpillés le 10 avril 1940 dans
le port ce sont : Le D/S Romanby d’une longueur de 130 mètres
et qui gît par 30m de fond, le Neuenfels de nationalité Allemande
et d’une longueur de 143m se trouve à une profondeur variant
entre 10 et 24 mètres et le Martha Heinrich Fisser également
de nationalité Allemande, d’une longueur de 118m et à
une profondeur variant entre 15 et 27 mètres. Le M/S Stråssa
était un cargo norvégien de 127 mètres qui a explosé
en mai 1940 et à coulé par 26m de fond en dix minutes.
Le live a board
http://www.narvikdykaventyr.nu/
Le M/S Galten est
un chasseur de mines en bois et en aluminium de la marine suédoise
reconverti en live a board. D’une longueur de 24m pouvant
atteindre une vitesse de croisière de 11 nœuds. Les
chambres spartiates mais confortables sont situées sous la
ligne de flottaison, ce qui en été dans le jour perpétuel
est un avantage. |
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Superbement équipé pour la plongée il y a bord un compresseur
de 36 m3/h pouvant délivrer air, Nitrox, Trimix et un système
informatique permettant le calcul du Run time.Ce navire est desservi par
un équipage suédois d’une gentillesse et d’un
professionnalisme exemplaire. Plongeurs au régime le Galten n’est
pas pour vous, la cuisine y est tellement succulente et abondante que vous
avez peu de chance de perdre du poids. A moins… que vous passiez quelques
heures dans le sauna. Eh oui ! luxe suprême il y en a un a bord.
Comment
s’y rendre...
Se rendre à Narvik n’est pas
vraiment évident, par la route c’est quasi inconcevable a
moins d’accepter de perdre une semaine de vacance. Il ne reste qu’une
solution rationnelle l’avion par petits sauts entre Bruxelles, Copenhague,
Oslo et enfin Evenes. Arrivé à l’aéroport d’Evenes
il faut prendre le bus jusqu'à la gare autoroutière de Narvik.
L’horaire du bus est calqué sur l’horaire de l’avion
: l’avion à du retard, le bus attend. Les Euros ne sont pas
acceptés pour acheter le ticket. Dans le hall de l’aéroport
un automate acceptant nos cartes de banque permet d’acheter des
couronnes danoises.
Budget…
La Norvège et Narvik en particulier
n’est pas une destination à « bon marcher ».
Entre le prix du billet d’avion (450 Euros), les transferts, le
live a board avec les plongées (870 Euros) et les faux frais :
il faut compter de l’ordre de 1500 euros pour la semaine. Pour les
amateurs de spiritueux et de bière c’est carrément
prohibitif, la chope de 50 cl est à six euros.
Destroyer classe
1936
Gauge : 3415 tonnes
Longueur : 123 mètres, largeur : 11,75mètres
Puissance :74.500 Cv
Nombre d’hélices :2
Vitesse de combat : 40 nœuds
Vitesse de croisière : 19 nœuds assurant un rayon d’action
de 2000 NM
Armament: 5 canons de 127, 8 canons de 37 et 20mm, 8 tubes lance torpilles
de 533mm et 60 mines
Destroyer classe
1934
Gauge : 3156 tonnes
Longueur : 119 mètres, largeur : 11,3mètres
Puissance :70.000 Cv
Nombre d’hélices :2
Vitesse de combat : 36 nœuds
Vitesse de croisière : 19 nœuds assurant un rayon d’action
de 1900 NM
Armament: 5 canons de 127, 8 canons de 37 et 20mm, 8 tubes lance torpilles
de 533mm et 60 mines
Les destroyer allemands
coulés
Z2 : George Thiele classe 1934
Z9 : Wolfgang Zenker classe 1934a
Z11 : Bernd von Arnim classe 1934a
Z12 : Erich Giese classe 1934a
Z13 : Erich Koeller classe 1934a
Z17 : Diether von Roeder classe 1936
Z18 : Hans Lumann classe 1936
Z19 : Herman Kunne classe 1936
Z21 : Anton Schmitt classe 1936
Z22 : Wilhelm Heidkamp classe 1936
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