| Curaçao |
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Que
faire en dehors de la plongée !
Appréciation
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Quelques mots sur Curaçao. Célèbre dans le monde entier pour sa liqueur bleue et ses maisons colorées Curaçao est une île volcanique de 40km de long et 4 à 8 km de large, située juste en face de la péninsule du Paraguana à quelques centaines de kilomètre du lac de Maracaibo. Ce lac contient les plus grandes réserves pétrolières du Venezuela. Le Schottegat à Willemstad est un véritable port naturel en eau profonde, cette caractéristique et la proximité des champs pétrolifères en ont fait le site idéal pour l’installation d’une raffinerie. Le tourisme et l’industrie pétrolière sont de nos jours les pôles principaux de l’économie avec le secteur bancaire Une histoire colorée d’Orange au parfum de fuel Curaçao a été
découvert en 1499 par Alonzo de Ojeda qui y massacra la population
indienne Arawaks. La Compagnie néerlandaise des Indes occidentales,
qui avait revendiqué la possession de l’île, fonde
en 1634 Willemstad. Sous l’impulsion de son directeur général,
Pieter Stuyvesant, le commerce se développe rapidement. Curaçao
devient rapidement la plaque tournante dans le commerce des esclaves noirs.
L’abolition de l’esclavage en 1863 ruine son économie
jusqu’a la découverte des réserves d’or noir
sous le lac Maracaibo. En mai 1918 la Caribbean Petroleum Company inaugure
sa raffinerie de Curaçao qui passera en 1960 dans le giron de la
Shell. En 1982 ferme la raffinerie qui finalement sera louée à
la compagnie vénézuélienne Coastal Oil Company.
En 1954, les îles néerlandaises obtinrent une autonomie administrative considérable sous le nom de Antilles néerlandaises avec Willemstad comme capitale politique de cette entité fédérale. Cette autonomie est fortement remise en question depuis la signature en 2006 d’un accord qui prévoit un plus grand rapprochement avec l’ancienne puissance colonisatrice. C’est accord à précipité la dissolution progressive de l’état fédéral qui doit être effective pour fin 2008. A cette date Curaçao formera un état autonome… au sein des Pays-Bas. Quand a sa consœur Bonaire elle ne sera plus qu’une commune néerlandaise à statut « particulier ». Même si le néerlandais est la langue officielle les langues les plus utilisées sont l’espagnol et papiamento. Le papiamento s’apparent au créole et est à base d'espagnol, néerlandais, portugais, français, anglais, de langues africaines et d’ arawak. Sa reconnaissance officielle date de 1802 Les plongées Les plongées.Nettement
moins connu que Bonaire au niveau du shore Diving, l’île réserve
néanmoins quelques bonnes surprises en dehors des sentiers battus.
Il y a l’épave du Superior Producer et les deux « Car
Pile’s qui sont des premiers essais dans la tentative de créer
des récifs artificiels. La visibilité est de l’ordre
de trente mètre et la température ne descend pas en dessous
de 26°C. Les plongées à Curaçao sont d’une
facilité déconcertante et les mises à l’eau
très facile. Il faut se méfier de la profondeur, on se laisse
facilement griser par la limpidité de l’eau, on est bien
souvent plus profond que prévus, un regard régulier sur
le profondimètre n’est pas du luxe et peut éviter
bien des surprises désagréable. Le Superior Producer Le Superior Producer est un cargo de 400 tonnes d'une cinquantaine de mètres de long construit en 1957 sous le nom d'Andromeda aux chantier " De Rietpol " de Kramer & Booy N.V. pour le compte de la firme Moerman de Rotterdam. Il fut vendu en 1962 à la firme Remeeus qui le rebaptisa " Superior Producer ". Le 30 septembre 1977 le vent souffle fort et la mer est démontée lorsque le navire quitte le port après avoir fait le plein. Il n'atteindra jamais la Colombie ! A la sortie la cargaison mal arrimée bascule provoquant une gîte irrécupérable qui sera à l'origine du désastre. Histoire ou légende on raconte que de nombreux plongeurs ont fait l'expérience du caisson hyperbare en voulant récupérer leur part de cargaison. Cargaison bien alléchante composée de vêtements, Jeans, draps, whisky et des parfums. Cette épave se trouve juste à la sortie du port côté Ostrabanda près du " Méga piller " ou les bateaux de croisières s'ancrent. Il est très facile d'atteindre l'épave, il suffit de prendre son cap sur la bouée d'eaux saines qui se trouve accrochée à sa poupe. La profondeur d'une trentaine de mètre et la possibilité de courant doivent inciter à la prudence. La manière la plus rationnelle pour visiter l'épave est de commencer par les cales pour terminer à la partie supérieure du château arrière à 24m. Pour la décompression le plus facile est de la faire le long du tombant qui est parfaitement visible depuis l'épave. Il est possible d'y faire des rencontres des plus intéressantes. L'épave est garnie d'anémones encroûtantes, corail, éponges… C'est un régal pour le photographe, mais pas la peine d'espérer trouver des artefacts tout à été pillé il y a bien longtemps. Il est interdit de plonger dans cette zone si un bateau de croisière ou un bateau militaire est à quai. Quelques liens Site officiel de CuracaoThe Dive Bus Silent Immersion La liqueur Curacao Travel guide |